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Dès le mois de septembre, le retour en collectivité marque la réapparition d'un fléau redouté : le pou de tête (Pediculus humanus capitis). Pour les responsables d'établissements scolaires, de crèches ou de centres de loisirs, une infestation peut vite devenir un défi de gestion sanitaire et d'image.
Le pou est un insecte hématophage de 2 à 4 mm. Sa détection est complexe car il se déplace rapidement et ses œufs, les lentes, sont quasi invisibles (0,3 mm) et solidement fixés à la base du cheveu par une substance cémentante.
Lente : éclosion en 5 à 10 jours.
Nymphe : stade intermédiaire de 10 jours avant la maturité sexuelle.
Pou adulte : vit 30 jours et pond jusqu’à 10 œufs par jour.
Le saviez-vous ? Les poux ne sautent pas et ne volent pas. La transmission en collectivité se fait par contact direct "tête contre tête" ou via les textiles partagés (portemanteaux, bonnets, doudous).
En tant que professionnel, la priorité est de briser la chaîne de contamination.
Inciter le personnel encadrant à surveiller les signes de prurit (démangeaisons) chez les enfants. Les zones critiques sont la nuque et le contour des oreilles.
Si le traitement cutané relève de la sphère privée, la désinfection de l'environnement est une mission de l'établissement :
Lavage à 60°C des draps, housses et peluches.
Pour les objets non lavables : isolation en sacs hermétiques pendant 15 jours ou passage au congélateur (48h).
La transparence est la clé. Informer les familles dès l'apparition du premier cas permet une réaction coordonnée. Les poux sont associés à tort avec la précarité ou une hygiène douteuse. Si cela est vrai pour les poux de corps, les poux de tête sont fréquents, surtout en milieu scolaire. Ils affectent les enfants et parents de tous milieux…